dimanche 7 février 2021

Saison hiver 2021 - débroussaillages

Jujutsu Kaisen

Commencé la saison précédente, Jujutsu Kaisen a tout d’un bon shônen à suivre. Yuuji, aux capacités physiques extraordinaires, veut qu’une chose : utiliser sa force pour le bien des autres. Il a cependant avalé un objet maudit, un doigt de Sukuna, mais il arrive à surmonter le fléau pour qu’il ne s’empare pas de son corps. Il rejoint donc les exorcistes pour le vaincre complètement.
Ce qui fait l’originalité de ce shônen, c’est le côté “le héros qui abrite le démon en lui”. Même si c’est déjà vu, la relation décrite dans ce titre est bien plus handicapante que Kyuubi dans Naruto : dans Jujutsu Kaisen, si Sukuna peut lui mettre des bâtons dans les roues, il le fera. Si les autres fléaux veulent bien s’allier à lui pour pourrir la vie de Yuuji et ses amis, il le fera. Pas de négociations possibles ici : le dernier boss, c’est bien le monstre à l’intérieur du héros…


Re:Zero kara Hajimeru Isekai Seikatsu: 2nd Season

Le sauveur de l'arc ?!

Une suite de série ! La saison 2 a en effet été coupée en deux… Ce qui n’aide pas trop à suivre, pour être honnête… Je ne me souviens même plus pourquoi ils sont dans ce sanctuaire. Mais cet anime sait toujours y faire pour rendre les situations affreusement désespérantes et nous faire vivre les rebondissements. Cet arc est sans doute moins fort qu’ont été certains autres, mais ça reste très bien à suivre.


Horimiya

 
Par curiosité, j’ai voulu regarder cet anime alors que je connais très bien le manga. Une comédie romantique basée sur la “double vie” des personnages principaux : l’une est à la fois une lycéenne branchée, populaire, qui nage en société comme un poisson dans l’eau mais aussi une grande sœur à la poigne de fer, mère au foyer en devenir qui peut être plutôt cash. L’autre est un garçon renfrogné, que tout le monde considère comme un otaku un peu sinistre alors qu’il a vécu une crise d’adolescence de folie où il s’est percé les oreilles et tatoué tout le corps. Pour être honnête, les enjeux ne sont pas mirobolants, mais le manga a un bon rythme (avant de s’engouffrer dans les chapitres filler à l’infini, en tout cas) et les personnages sont plutôt intéressants. L’anime suit pour l’instant le manga à la lettre, adaptant les trois premiers chapitres en un épisode. Ça pourrait se regarder, mais je suis trop loin dans le manga pour que ça m’intéresse.


Kaifuku Jutsushi no Yarinaoshi

 J’ai été choqué de voir un panneau “cet œuvre est destiné à un public mature”. Ça ne m’était jamais arrivé… Et c’est rarement bon signe. Il s’agit ici d’une histoire assez classique de vengeance : le healer a la capacité de soigner mais absorbe le vécu des gens qu’il soigne, ce qui est handicapant mentalement. Ses capacités sont exploitées par la bande de héros qui vont vaincre le Demon Lord. On apprend assez vite que les héros sont, de toute façon, tous pourris, car ils voulaient un artefact magique permettant la domination du monde. Le héros du Soin va donc reset le monde avec cet artefact et se venger dans ce nouveau run.


Je pense qu’il y avait des bonnes idées, en soi, dans ce show : la capacité de soin est vraiment handicapante, même si elle est aussi cheatée (il gagne les techniques des gens qu’il soigne, du coup, vu qu’il “vit ce qu’ils ont vécu”). J’aurais beaucoup aimé que les choses ne soient pas aussi noir et blanc : si les héros voulaient vraiment sauver le monde (et non le dominer) mais s’étaient obligés à exploiter le héros pour le bien commun, ça aurait donner à la quête de vengeance du héros une dimension plus ambiguëe… Là, il fait une tête de méchant, mais globalement, il s’apprête à vaincre les plus grands méchants du monde… Donc bof… Mis à part ce regret, le show a l’air de prendre la direction d’un harem ultra sexualisé (d’où le “public mature”...), donc je ne regarderai de toute façon pas la suite…

Tatoeba Last Dungeon Mae no Mura no Shounen ga Joban no Machi de Kurasu Youna Monogatari

 L’histoire d’un jeune garçon naïf qui veut devenir soldat. Il s’avère qu’il est ultra puissant sans le savoir, car il vient d’un village de héros : même s’il est faible là-bas, par rapport au commun des mortels, il est… hors du commun, donc. Un anime basé sur ce quiproquo entre le héros naïvement beaucoup trop fort en se pensant faible et les autres personnages qui sont en admiration et qui le convoitent. Pour l’instant, c’est juste rigolo. Le show a l’air de dire que l’exploitation de sa puissance pour le bien du pays peut être un enjeu, donc faut voir quelle direction ça va prendre. C’est mignon à suivre, en tout cas, même si le rythme est assez lent. À voir si je continue à la longue.

Log Horizon: Entaku Houkai

 La saison 3 de Log Horizon !!! J’ignore depuis combien d’années on l’attendait, celle-là, mais ça fait plaisir de la voir ! Bon, le problème, c’est que j’ai un peu oublié certains enjeux, certains personnages… mais après avoir regardé un résumé, j’ai pu m’y replonger. Très politique, pour le moment, on suit la fin du système de gouvernance mis en place par les aventuriers dans la première saison et on va découvrir où tout ça va mener. Il est assez marrant de constater que le studio a décidé de conserver la continuité avec les deux saisons précédentes : les musiques sont les mêmes, le type d’animation, le chara design… et même la présentation des épisodes ! Pour le coup, ça, ça a pas mal vieilli… Mais c’est un plaisir de replonger dans cet univers de isekai qui n’en était pas encore un, à l’époque (même si c’est sans doute toujours l’un des mieux menés…)


Kemono Jihen

 Un autre petit shônen. On suit un détective qui enquête sur la mort étrange d’animaux dans un village rural. Il se rapproche notamment d’un garçon que tout le monde rejette parce qu’il “pue”. On apprend plus tard que le garçon est mi-monstre mi-humain et il rejoint le détective dans son agence qui traite de cas impliquant des monstres. Il y retrouve deux autres enfants qui s’appliquent eux aussi à travailler ici et à faire leur trou dans cette agence. Ici, on a plutôt affaire à un shônen plus “collégien”, je dirais, qu’un Jujutsu Kaisen, qui est plus pour un public lycéen. La dynamique entre les enfants est encore en construction là où j’en suis, mais j’aime bien la structure en “mission” pour vaincre les monstres. Et cette quête de famille qui demeure la ligne directrice de ces rejets de la société. À suivre pour moi, donc.

Jaku-Chara Tomozaki-kun

 L’histoire d’un garçon qui adore un jeu : Smash Bros (ok, il ne s’appelle pas comme ça, mais soyons lucides). Pour lui, c’est le meilleur jeu du monde. Et la vie, le pire. Il rencontre IRL le deuxième meilleur joueur de Smash, qui est en réalité une fille de sa classe. Elle est affreusement déçue par lui, qui n’essaye même pas de “jouer le jeu de la vie” avant de dire que c’est le pire des jeux. Elle va donc le coacher pour qu’il devienne bon à la vie. Franchement, le pitch de départ est horripilant. La morale terrible (“réussir dans la vie” = “avoir une copine”. Bien sûr). Mais c’est étrangement prenant à regarder. Les personnages sont bons, la dynamique entre eux (pas les deux héros, bien sûr) plutôt bien pensée et dosée, le héros est plutôt un bon bougre : il fait des efforts pour devenir un "bon joueur" dans la vie, mais sait faire la part des choses pour ne pas considérer les autres comme de simples "assets du jeu" non plus (on peut sentir un vague conflit en devenir entre les deux personnages principaux sur cet aspect, d'ailleurs ?)… Clairement, ça se regarde très bien, et j’aime ce genre de comédie romantique… Donc je vais suivre. Mais c’est clairement un plaisir coupable.

Wonder Egg Priority

 Un petit OVNI bien intéressant à regarder. On suit Ai, une fille qui a arrêté l’école suite au suicide de sa meilleure amie. Elle découvre un système de “Wonder Egg” qui nécessite de protéger la personne qui en sort dans un monde de rêves qui transcrit ses traumatismes. Si elle protège suffisamment de gens, elle pourra sauver sa meilleure amie. Le scénario de base est plutôt fort. Les traumatismes et leur mise en scène ne sont pas particulièrement originaux, mais les épisodes marquent. Le chara design me faisait un peu penser à du Kyoto Animation (notamment les yeux très lumineux), mais ce n’est qu’une coïncidence, d’après mes recherches… En tout cas, un bon anime original à suivre !

Higurashi no Naku Koro ni : Gou

 Dans le genre “revival”, il est pas mal aussi, celui-là ! Cette saison, déjà commencée la saison précédente, se présente comme un reboot/sequel (d’un autre côté, l’aspect cyclique du scénario de Higurashi le permet). Je n’avais pas prévu de le voir, mais au fur et à mesure, on comprend très bien qu’il s’agit vraiment d’une suite. La première partie était très méta et beaucoup plus rapide (vu qu’on ne découvre plus la série) que la première saison de l’anime, qui était très horrifique et plus lente à se mettre en place, de mémoire. Dans cette seconde partie, on avance scénaristiquement et c’est vraiment intéressant de voir les retournements prévus !

Kai Byoui Ramune

 L’histoire d’un médecin soignant les “anomalies” du cœur, qui se manifeste physiquement par des maux inexplicables par la science. Le premier épisode traitait d’une petite fille actrice qui pleurait des larmes de condiments alimentaires car elle ne pouvait plus exprimer ses propres émotions autrement, du fait de l’environnement contraignant construit autour de sa carrière. Un anime qui a l’air très sympa à suivre, avec un concept intéressant. À voir comment ça évolue.

Tenchi Souzou Design-bu

 Tout se passe dans la session “design” du paradis car Dieu a sous-traité la création des animaux. On suit le quotidien créatif de ces gens qui inventent les animaux en répondant aux requêtes du Seigneur. J’adore le concept. Ça fait longtemps que je surveille la sortie du manga. Après avoir vu le premier épisode… bof… Les personnages ne sont pas très attachants (contrairement à un Hataraku Saibou) donc l’aspect éducatif prend le dessus, ce qui n’est pas ce qui m’attirait dans le concept. C’est un peu dommage, du coup… Faudrait que j’essaye de pousser un peu plus loin, pour voir si ça va en s’améliorant.

Back Arrow

Nous sommes dans un monde encerclé par un mur. Deux pays se battent avec des technologies tombées du ciel qui permettent à chacun de se “transformer” en mécha : l’un met en avant la valeur de ses combattants, et l’autre combat par le nombre. En quête d’une des capsules tombées dans la cambrousse, les missionnaires d’un des pays découvrent l’existence de Back Arrow, un homme ayant perdu la mémoire mais qui vient de l’intérieur d’une capsule. Il cherche à aller au-delà du mur des dieux, persuadés que c’est là qu’il pourra retrouver ses souvenirs.
Ce qui m’a marqué dans cet anime, c’est l’incohérence : un monde avec deux nations (et une grosse zone de non-droit) dont l’une a un design d’empire chinois, des méchas qui changent d’apparence selon qui les revêti, les campagnards qui sortent tout droit d’un western… Il y a aussi un humour “à l’ancienne” basé sur la nudité et le non-inconfort du héros. C’est… un peu étrange, comme série. Je ne pense pas que je consacrerai plus de temps à son visionnage, mais ça m’a laissé une impression de fouilli confus, en tout cas…

Project Scard - Praeter no Kizu

Le quartier de Akatsuki a été délaissé par le gouvernement suite à une révolte. Des hommes ayant un tatouage particulier, le Scard, se dressent pour mener la justice dans ses terres de non droit, ce tatouage leur conférant une invincibilité notable. On suit un homme ordinaire qui travaille pour le bien de son petit frère dans Akatsuki et qui croise la route d’un de ses Scards. Il se blesse en lui sauvant la vie et, pour le guérir, le Scard lui confie son tatouage, lui cédant aussi son fardeau de missions de protection.
Pour être honnête, le scénario est très embrouillé. J’ai la vague impression qu’il y a plusieurs fractions qui vont entrer en conflit, mais je n’ai pas compris le pourquoi du comment. Visuellement, ça m’a également beaucoup choqué : les personnages ont ce design de BG typique d’un otome game mais les décors… tout est en 3D dégueulasse !! J’ai l’impression de regarder un manghwa animé, c’est très étrange. En tout cas, ça ne m’a pas emballé…

Idoly Pride

 On suit un lycéen ordinaire, dont la voisine de classe, Mana Nagase, a été interpellée pour devenir une idole. Mana lui demande de venir travailler avec elle, en tant que manager, alors qu’ils n’ont jamais discuté auparavant. Le voilà donc marcher à ses côtés, elle qui gravit les marches pour devenir la plus grandiose de toutes… jusqu’à l’accident. Après sa mort, toutefois, il la revoit en fantôme et va aider d’autres talents à briller à sa manière.
Je ne regarde jamais d’anime d’idoles, mais le synopsis de celui-là promettait “du sang, de la sueur et des larmes” pour gravir les échelons. Alors pourquoi pas, me suis-je dit. 

Ce premier épisode n’est que le prologue, clairement : on parle du passé du manager, d’un personnage qui est mort dans le présent… Mais ça a fait un beau one-shot, plutôt délicat. On s’intéressait clairement plus à la relation (inachevée) entre les deux protagonistes plutôt qu’à l’aspect “industrie du spectacle”. Je ne sais pas si je prendrais le temps de regarder la suite qui va sans doute ressembler plus à un anime d’idole (“le manager qui soutient un groupe de filles”), mais ce premier épisode se suivait bien.

Bilan

Ceux que je vais suivre vraiment :

  • Jujutsu Kaisen (reste de la saison d’avant)
  • Re:Zero Kara Hajimeru Isekai Seikatsu
  • Log Horizon: Entaku Honkai
  • Wonder Egg Priority
  • Higurashi no Naku Koro Ni: Gou (reste de la saison d’avant)


Les plaisirs coupables :

  • Jaku-Chara Tomozaki-kun
  • Tatoeba Last Dungeon Mae no Mura no Shounen ga Joban no Machi de Kurasu Youna Monogatari


Ceux que j’aimerais bien suivre :

  • Kemono Jihen
  • Kai Byoui Ramune
  • Tenchi Souzou Design-bu
  • Idoly Pride (?)


Ceux que j’abandonne :

  • Horimiya
  • Kaifuku Jujutsushi Yarinaoshi
  • Project Scard - Praeter no Kizu
  • Back Arrow (?)


Mentions spéciales :

  • Hataraku Saibou
  • Hataraku Saibou Black
  • Kumo desuga, nanika?

Je ne les regarderai pas car je lis le manga avec attention. Mais je pense que ce sont de bons animes à suivre !

L’air de rien, c’est une saison assez riche en séries à suivre. Wonger Egg Priority est la bonne surprise, mais les retours de Re:Zero et Log Horizon sont très bienvenus aussi. Je ne pense pas que j’aurais le temps de suivre tout ce que je veux, mais en tout cas, c’est assez chargé !

dimanche 3 janvier 2021

Kimetsu no Yaiba (Demon Slayer)

 (26 épisodes - 1 saison)

(anime de printemps 2019. Vu en hiver 2020.) 


En voilà un anime qui a bousculé les critiques ces derniers temps ! Lorsqu’il est sorti en printemps 2019, je dois avouer ne pas avoir accroché et l’avoir rapidement laisser tomber… Mais maintenant qu’un ouragan de commentaires positifs est passé sur cette série, je me suis retrouvée bien intriguée : qu’est-ce qu’il y avait de si bien là-dedans, alors que, moi, je me suis lassée à l’épisode 3 ? Me revoilà donc, 26 épisodes visionnés plus tard, pour parler de cette série.

Kimetsu no Yaiba conte l’histoire d’un jeune garçon, Tanjirô, qui devient un chasseur de démons après avoir vu sa famille massacrée et sa sœur, Nezuko, transformée en démon. Si le début est poignant et tragique, l’arc d’entraînement/d’examen qui suit pour que Tanjirô devienne chasseur de démons est franchement médiocre. C’est d’ailleurs là, que j’ai abandonné au premier visionnage... Mais une fois les clichés des shônens d’épée passés, on passe enfin aux choses sérieuses : les missions de chasseur de démon et la quête de Tanjirô pour trouver un remède à l’état de sa sœur.

Et là, l’œuvre devient bien plus intéressante. Les démons sont tout d’abord des adversaires redoutables : chacun d’eux possèdent un concept d’attaques intéressant qui pousse le héros à redoubler d’ingéniosité pour les vaincre. Nous avons ainsi un démon qui dirige des vecteurs allié avec une démone qui lance des balles, un démon capable de retourner le sens d’un manoir au son de ses percussions, un démon araignée marionnettiste, etc. Sans être foncièrement original, ce côté créatif des attaques apporte une dimension tactique aux combats qui est toujours la bienvenue. Les combats sont d’autant plus magistraux, qu’ils sont servis par une animation aux petits oignons d’une fluidité et d’une clarté digne des meilleurs productions du studio (à l’origine, notamment des Garden of Sinners ou des Fate).

Et si un shônen a besoin de bons combats, Kimetsu no Yaiba n’a pas que ça. Les méchants sont bons. Le “grand” méchant est capable de cette méchanceté toute nonchalante qui forme les adversaires les plus charismatiques (mon frère me dit qu’il n’est pas sans rappeler, lors de sa première (ré)apparition Kira, le tueur en série de Jojo’s Bizarre Adventure partie 4 qui voulait vivre une vie normale, tout en tuant sans vergogne).

Quand aux démons que croisent Tanjirô sur son chemin, en plus d’être de bons adversaires, ils sont aussi capables d’apporter une dimension dramatique avec leur histoire souvent tragique. Si Kimetsu no Yaiba n’est pas le premier à vouloir intégrer ce type d’éléments dans son intrigue (je pense notamment aux débuts de D-Gray man, où la création des Akuma par le comte ne se réalisait qu’après une histoire tragique), il est, pour l’instant, le seul à GARDER cette dimension. Et ce, grâce à son héros et au fondement de sa quête.

Car oui, Tanjirô est peut-être “chasseur” de démons, mais il n’est pas fondamentalement contre eux. Lui, son but, c’est de trouver un remède contre la démonisation de sa propre sœur, et de tuer le seul démon capable de faire ça. Les autres, ce ne sont que des pistes, des obstacles sur sa route, certes, mais il reste foncièrement compatissant de leur sort et cherche limite (j’extrapole un peu, ici) à les sauver. Tanjirô est ainsi une vraie boule de compassion empathique et a tout du grand frère responsable. Cela en fait est un personnage foncièrement bon, ce qui est, à l’instar de Izuku de My Hero Academia, l’un des rares héros de shônens à l’être, étonnamment...

Sa sœur n’est pas en reste. Nezuko, de fait de sa démonification, est constamment muselé et ne peut donc pas parler. Pour la rendre attachante, tout se joue sur le SD (elle est capable, intradiégétiquement, d’être plus en moins enfant/adulte), les mimiques… Nezuko est un chat : c’est la petite bête pour laquelle on s’attache car elle est mignonne. Elle est souvent plus en danger (puisque démone, elle est la cible des autres chasseurs de démons) que dangereuse, même si les derniers arcs suggèrent qu’elle va gagner en puissance pour faire un duo de choc avec son frère. Pour le coup, la relation frère-
sœur des deux héros est très choupi et apporte un peu de douceur dans ce monde de violence et de tragédie.

Cela dit, la série n’est pas exempt de défauts. Les personnages secondaires ne sont clairement pas aussi travaillés que le casting de base et les adversaires. Les deux compagnons principales du héros et de sa sœur sont particulièrement lourdingues… Ce qui, vu leur temps d’écran, peut être sacrément agaçant… Les autres n’offrent rien de particulièrement neuf et sont ni désagréables, ni intéressants. J’espère que le casting de soutien va s’améliorer car c’est vraiment un gros point noir pour moi…

Quant à l’univers en lui-même, il est intéressant de noter que Kimetsu no Yaiba se situe à l’ère Taisho ; lorsque le Japon avait fait le grand tournant de la modernité à l’occidentale dans les villes mais pas encore dans les campagnes. Le contraste ville/campagne n’a été qu'effleuré pour l’heure mais au vue de l’arc suivant annoncé (une chasse aux démons dans un train !), on peut espérer voir ce côté-là un peu plus développé. C’est à l’ère du steampunk japonais, en fait, maintenant que j’y pense…

Pour conclure, je dirais que Kimetsu no Yaiba est un bon anime. SI la plupart de ses ficelles sont classiques, l’histoire est bien menée, les héros sont diablement attachants et tiennent le show, les combats et les adversaires sont très intéressants, l’animation est sublime, le setting a un bon potentiel… Le gros point noir à noter est les personnages secondaires que j’espère voir changer au fil des arcs, mais on verra bien… Je suis bien contente de l’avoir rattrapée en tout cas, car c’est en effet une série fort sympathique ! 

Mairimashita Iruma-kun

 (23 épisodes - 1 saison) - rattrapage

 (anime d'automne 2019. Vu en hiver 2020.)

 

Iruma est une jeune garçon aux circonstances tragiques : aimable et beaucoup trop serviable, son caractère a fait qu’il a souvent été utilisé par ses propres parents dans diverses tâches… Jusqu’à ce qu’ils décident de le vendre à un démon pour devenir riche ! Coup de bol dans son malheur, Sullivan, le démon, le veut afin d’avoir un petit-fils à choyer ! Iruma se retrouve donc dans le monde des démons dans une situation familiale bien plus avantageuse que sur Terre ! Un bémol cependant : il ne doit pas faire savoir qu’il est humain car les démons restent friands de ces derniers ! C’est ainsi que commencent les tribulations de Iruma à l’école des démons !


Mairimashita Iruma-kun est une comédie scolaire comme on en fait plus. À l’instar de Hayate no Gotoku, les circonstances malheureuses de son héros ne sont qu’un bon prétexte pour lui attribuer des capacités ou des points de caractère absurdes afin d’alimenter les situations comiques de l’anime (sa capacité à tout esquiver, le fait qu’il est incapable de dire “non” à quelque demande qu’elle soit). Ce dernier est rapidement rejoint de deux amis plus déjantés que lui et les trois compères - Alice, un démon de la haute qui admire inconsidérément Iruma qu’il considère comme un grand démon suite à un quiproquo, et Clara, une démone aussi cartoonesque qu’imprévisible qui a la capacité de générer de sa poche tout ce qu’elle a pu voir de ses yeux - s’engage alors dans la vie scolaire de démons.

L’anime offre gag sur gag, ne baissant la cadence qu’à un moment (l’arc du festival). Le rythme est hyper bien maîtrisé et c’est très certainement sa plus grande force. Tout ce petit monde qui fait l’école des démons est à la fois très familier (le décalage avec le système scolaire japonais est grossier et fait avec de simples jeux de mot) et suffisamment nouveau pour arriver à prendre Iruma par surprise pour alimenter encore les situations comiques.


L’anime sait toutefois prendre par moment son temps pour changer de ton, pouvant être par moment plus “shônen” et épique que hilarent.

Bref, cette œuvre présente une belle bande de joyeux lurons attachants à suivre, ce qu’on fait avec un plaisir non dissimulé. Un vrai bol de bonne humeur !

J'attends la saison 2 (avril 2021) de pied ferme !


samedi 9 mai 2020

Saison du printemps 2020 - débrousaillages

(Petit aperçu des animes de la saison de printemps 2020. Un peu tardif, mais il est là !)

Hachi-nan tte, Sore wa Nai deshou

On suit un japonais réincarné en petit garçon, le huitième fils d’une famille de nobles pauvre et qui n’a pas les moyens de s’occuper de tous ses enfants. Cependant, il s’avère qu’il a un talent pour la magie, ce qui va lui permettre de ne pas vivre aux crochets de sa famille bien longtemps pour partir à l’aventure. Un bon vieux isekai. Celui-ci à deux particularités : je ne l’ai pas lu en manga (donc suivre l’anime me convient) et l’opening est cool ! Il contraste complètement avec l’ambiance très tranquille d’un isekai pépère (alors que Hachi-nan, lui, ne contraste pas du tout avec ce type d’ambiance), ce qui m’a complètement intrigué sur le coup ! Sinon, l’anime n’est pas extraordinaire mais reste sympathique : comme tous les isekai, on voit où ça va aller : un personnage très fort qui veut vivre paisiblement et qui va s’entourer de gens (majoritairement des filles). L’intérêt de ce genre a toutefois toujours été la construction vers ce “but” donc à voir comment Hachi-nan va présenter ça. Une chose est sûre, l’anime prend son temps : deux épisodes entiers sont l’enfance alors que, d’après l’opening, ce n’est clairement pas à cette période de sa vie que se situe l’action. On verra ce que ça donnera. Un anime reposant à regarder, comme le veut son genre.
(Critique après visionnage de l’épisode 2)

Kakushigoto

L’histoire d’un père mangaka qui veut cacher son métier à sa petite fille à cause du contenu tendancieux de ces oeuvres. Le manga m’avait tapé dans l’oeil depuis un moment, car j’aimais beaucoup ses couvertures très épurées et ouvertes sur le ciel, sans jamais avoir sauté le pas de le lire pour autant. Son adaptation anime a donc été un bon moyen de m’y mettre… Et bien quelle n’a pas été ma surprise de voir et reconnaître la patte de l’auteur de Sayonara Zetsubou Sensei ! Tout y est : l’humour absurde et en même tant très observateur sur ce qu’il commente, les situations réalistes et abracadabrantes dans la réactions des personnages… même le doubleur du héros est le même ! Cette fois-ci, l’auteur s’intéresse plutôt à son propre milieu : les mangaka. La petite fille “épargnée” par la connaissance du travail de son père a pour l’instant pas de moment particulièrement marquant mais l’anime joue sur une double temporalité qui peut la rendre intéressante : l’époque de son enfance, où elle ignorait tout et celle de son adolescence où elle découvre le secret de son père. À voir comment tout cela va se développer. Un vrai petit plaisir à regarder en tout cas !
(Critique après visionnage de l’épisode 2)

Tower of Gods


Alors lui, je surveillais le manga depuis un moment ! Je lisais assez peu de webcomics coréens mais quand j’ai voulu m’y mettre Tower of Gods était celui qui semblait être le mieux cotés. Et je l’aurais sans doute commencé, si ses neuf cents et quelques chapitres ne me décourageaient pas à chaque tentative… Donc quand j’ai vu que l’adaptation anime était prévue, je me suis dit que ce serait la meilleure façon pour moi de m’y mettre !
Tower of Gods parle donc d’une compétition : il s’agit de passer moult épreuves pour gravir la Tour, pour accéder à son sommet et voir son voeu réalisé. On y suit Bam, qui n’a jamais connu que deux choses : une cave obscure et une jeune fille, Rachel, qui est la lumière de sa vie. Ainsi, lorsque Rachel part pour se hisser en haut de la Tour, Bam entreprend de la suivre, en y entrant lui aussi, participant ainsi aux épreuves à sa recherche.
C’est ce que j’appelle un anime tournoi. Tout est basé sur une énorme compétition aux règles plus ou moins strictes qui permet de mettre en scène moult personnages aux backgrounds très divers. En soi, c’est une facilité d’écriture, mais Tower of Gods semble avoir basé son univers entier là-dessus, tout le monde n’ayant toujours vécu que dans la Tour, donc il va lui falloir un peu de cohérence d’écriture malgré tout. Je ne saurais dire ce qui me gêne vraiment : les personnages sont pour l’instant un peu plats, certes, mais ne sont pas inintéressants (surtout ceux qui ne sont pas le héros, qui n’est qu’une coquille vide). L’animation est pas géniale, mais reste correcte, les couleurs sont très “plates” mais sans doute le sont-elles pour traduire la coloration du webcomic. L’artificialité et le flou de l’histoire, peut-être, ne sont pas à mon goût ? En tout cas, je ne suis pas emballée pour l’instant. Pas au point de l’abandonner, néanmoins, mais ce n’est pas l’enthousiasme qui m’anime à le regarder...

Bungo to Alchemist - Shinpan no Haguruma

Un anime d’équipe de beaux gosses qui résout des trucs. Je n’ai pas vraiment l’habitude de regarder ne serait-ce que le premier épisode de ce type d’anime, mais il n’y avait rien d’autre de disponible que je l’ai vu… Il s’agit donc d’écrivains japonais qui protègent les histoires de leurs pairs (ou les leurs) de “Taints” qui viennent modifier leur fin. Le tout, bien sûr, avec bons sentiments et armes à la main. Le concept m’a fait doucement rigolé car j’avais justement repris ma lecture de fanfiction diverses pile avant de commencer… donc j’avoue que ça tombait bien. Sinon, c’est un anime qui m’a l’air assez fade. Si le côté “exploration des classiques de littérature” peut être intéressant, le format n’est pas des plus passionnants (Aoi Bungaku reste le meilleur anime à ce jour pour cette exploration). Cette espèce de chasse aux démons dans les histoires avec des personnages somme toute peu intéressants car lissés selon les standards des ikemen ne m’emballe pas, en tout cas.
(critique après visionnage de l’épisode 1)

Listeners

Nous sommes dans un monde où des formes de vie, les Earless, peuvent attaquer les humains à tout moment. Les seuls à pouvoir les combattre, les Prayers, le font grâce à un équipement qui se transforment en robots géants lorsqu’ils s’y branchent. Mais les Prayers peuvent aussi être source de calamités, selon certains… Ce n’est pas le cas de Echo, un jeune garçon récupérateur de déchets dans son bidonville natal et fan  inconditionnel des Prayers. Il rencontre un jour dans la décharge une mystérieuse jeune fille amnésique, qu’il nommera Mu, et qui s’avère être une Prayer. Ils partiront ainsi ensemble à la recherche du passé de Mu et à la découverte du monde des Prayers.
C’est un anime de mecha original que je trouve… très brouillon. L’univers est basé sur le concept de la musique : les adverses sont des “sans-oreilles”, les équipements sur lesquelles se brancher son des ampli et les méchas ont des enceintes. La musique en elle-même n’existent cependant pas, et c’est sans doute un truc qui va être déterminant par la suite. Si le concept de base est esthétiquement fort, pour l’instant, l’histoire est très confuse : les différents antagonistes rencontrés antagonisent sans raison, la perception des Prayers par les gens est contradictoire, les volte-faces des relations entre les personnages sont trop rapides… tout est très flou. Pour l’instant, je suis juste terriblement confuse par cette anime. Je pense qu’il n’est pas très bien écrit, mais il y a peut-être des révélations futures qui permettront de débrousailler tout ça ? J’ignore encore si j’aurais le courage d’aller jusque-là pour le savoir, mais je tenterai...
(critique après visionnage de l’épisode 2)

Yesterday wo Utatte

Sacré coup de nostalgie pour moi, celui-là ! J’avais dévoré tous les mangas de Kei Toume à une époque et Yesterday wo Utatte, bien qu’il ne soit pas mon préféré de l’auteure, était… le plus long disponible. Vu que ça doit faire dix ans que j’ai lu le manga (et je ne suis même pas sûre que la fin était dispo à l’époque), j’avoue ne pas me souvenir de grand chose si ce n’est cette mélancolie latente à toutes les oeuvres de l’auteure, bien que considérablement amoindrie par rapport à un Hitsuji no Uta ou un Kurogane. C’est donc avec beaucoup de curiosité que j’ai voulu regardé cette adaptation, ne serait-ce que pour voir comment ils ont pu adapter le coup de crayon si crayonné de la mangaka.
 Yesterday wo Utatte se concentre donc sur Rikuo Uozumi, jeune homme fraîchement diplômé mais sans repère ni passion auxquels s’accrocher pour se motiver suffisamment pour trouver un “vrai” travail, se contentant de son petit boulot d’étudiant pour vivre. L’histoire tournera ainsi autour de ses relations avec Shinako Morinome, une ancienne camarade de fac devenue enseignante et pour laquelle il porte des sentiments amoureux et une jeune fille, Haru Nonaka, aussi excentrique qu’énergique qui semble être tombée amoureuse de lui il y a cinq ans, à son insu, Rikuo la reconnaissant à peine. C’est donc un pur drama de triangle amoureux où tout l’intérêt repose sur la force des personnages. Sans être palpitante, c’est donc une histoire qui se suit bien. Les personnages sont tangibles et le côté “paumé” de cette troupe est assez intéressant.
Au niveau de l’adaptation, comme prévu, ils ont un peu lissé le trait. Ce qui m’inquiétait le plus, c’était le rythme, l’anime étant prévu pour 12 épisodes et le manga faisant 11 tomes. Je ne m’en souviens toutefois pas assez pour juger. Je n’ai toutefois pas l’impression qu’ils se pressent (ils doivent sauter des trucs, par contre. Il y a eu des révélation dès l’épisode 2 qui m’ont semblait être beaucoup plus tard…).
Bref, ça se suit. Ce n’est pas l’anime le plus passionnant de la saison, mais ce n’est pas déplaisant à regarder non plus. Si la saison était chargée, je ne le continuerai sans doute pas mais si non, pourquoi pas.
(critique après visionnage de l’épisode 2)

Appare-Ranman!!

Situé à la fin du XIXe siècle, l’anime suit Appare, inventeur japonais de génie méprisé par son village, qui part pour l’Amérique à bord d’un bateau de son invention. Il embarque malencontreusement Kosame, un samouraï qui, lui, ne désire qu’une chose : rentrer chez lui. Pour gagner les fonds nécessaires au billet retour et pour donner la possibilité à Appare de faire montre de ses talents, ils décident de participer à une course trans-amérique en construisant eux-même leur propre véhicule.
À partir de ce pitch plutôt original, on découvre un anime assez intéressant. Pour l’instant, la course n’a pas commencée donc je dirais qu’il sait prendre son temps pour mettre l’univers et les protagonistes en place. Les deux héros ont une relation un peu étrange mais pas si déséquilibrée qu’elle pourrait en avoir l’air (Appare paraît très indépendant et a tendance à ne pas trop écouter Kosame). La galerie des personnages est sur ce quoi se base l’anime pour l’instant et même si elle n’est pas des plus originales, elle est haut en couleur et intéressante. Le setting de deux Japonais aux États-Unis est assez inhabituel dans la production japonaise, plus habituée à ne pas trop dépayser ses héros, donc j’avoue rester intriguée. Surtout que la course, d’après l’opening, semble pouvoir lancer l’anime dans un western assez décalé qui me semble bien fascinant. Un anime que je suis avec plaisir, donc, bien que rien de transcendant pour l’instant.
(critique après visionnage de l’épisode 3)

Kitsutsuki Tanteidokoro

Un anime de détective à l’ère Taisho. La narration est scindée entre deux époques, le héros âgé qui se remémore la “belle époque” et le passé où les aventures ont lieu. Le détective et l’ami du héros, un poète talentueux qui se décide à devenir détective pour payer son loyer. Le duo fonctionne tel un Sherlock parfait et un Watson observateur, avec l’amitié qui les lie. La première enquête tourne autour d’un meurtre dans une maison close et je dois admettre avoir trouver les raisonnements totalement abracadabrants. Les personnages, par contre, sont plutôt sympathiques, sans être particulièrement originaux ni profonds, notamment l’inspecteur borné et très expressif (j’ai cru voir que son animation était plus fluide que les autres). Il y a un côté “sous-sherlock” et “sous-Gyakusei saiban Dai” à tout ça qui me donne certes envie de jouer au jeu mais pas forcément envie de continuer à regarder l’anime. Le gros plus, par contre, c’est l’opening, que j’ai vraiment bien aimé, avec son petit côté swing.
(critique après visionnage de l’épisode 1)

Fugou Keiji Balance - UNLIMITED
Un anime de police à notre période, cette fois-ci. On suit deux personnages : Haru Kato, un policier au grand coeur qui se voit reléguer à la division des crimes modernes suite à une bavure à la première division. Le second est Daisuke Kanbe, un milliardaire qui décide de s’affecter à la division des crimes modernes et résout ses affaires de manière non conventionnelle, souvent par la force de ses liasses de billets. Les deux personnages ont une vision diamétralement opposée du monde et s'opposent au cours de leur collaboration. 
Ce genre d’anime tient par son duo, habituellement, et je dois admettre que celui-ci ne fait pas de belles étincelles pour l’instant. Kato fait un peu “grande gueule” (parce qu’il a beau râler, c’est Kanbe qui résout les affaires, pour l’instant) et Kanbe est trop suffisant et ne s’explique jamais, ce qui peut rendre le personnage assez hermétique. Au final, ce qui me fait continuer, c’est plutôt l’aspect “grand spectacle” que peut avoir la série. Car oui, Kanbe ne fait pas semblant de résoudre ses affaires de façon “non conventionnelle” : cela permet des scènes d’action assez abracadabrantes et over-the-top. Un peu comme un cliché de Michael Bay en anime, en somme. Ainsi, rien de sensationnel si ce n’est un petit plaisir coupable et un vague intérêt sur l’évolution des relations entre les deux pro(an)tagonistes.
(critique après visionnage de l’épisode 2)
BNA - Brand New Animal
Le dernier anime du studio Trigger et bon dieu qu’il fait du bien dans cette saison quelque peu morne ! Sans trop m’étaler car je vais certainement en faire une critique plus complète plus tard, il met en place un monde ou les humains et les “beastmen” vivent dans un seul monde mais ne sont pas en harmonie. La ségrégation est forte et les “beastmen” ont fondé leur paradis, Animacity, hors du regard des hommes, pour vivre en paix. On y suit Michiru, une jeune lycéenne devenue mystérieusement une “beastman” qui va se réfugier à Animacity et y faire son trou, tout en continuant à chercher un remède à sa subite transformation. L’anime sait bien mettre en place son univers, les personnages sont cools, l’animation est, comme d’habitude avec le studio, aux petits oignons et hyper dynamique…C’est vraiment l’anime de la saison !
(critique après visionnage de l’épisode 7)

Bilan

 Ceux que je vais suivre avec attention :
  • BNA - Brand New Animal
  • Kakushigoto
  • Appare-Ranman!!
Ceux que je vais regarder pour voir si ça tient la route :
  • Hachi-nan tte, Sore wa Nai deshou
  • Tower of Gods
  • Listeners
  • Yesterday wo Utatte
  • Fugou Keiji Balance - UNLIMITED
Ce que je ne continue pas :
  • Kitsutsuki Tanteidokoro
  • Bungo to Alchemist - Shinpan no Haguruma
Ce n'est pas la saison la plus riche de l'année... J'ai vraiment l'impression que pas grand-chose n'est très motivant dans cette saison, malheureusement. Je retrouve avec grand plaisir Trigger avec BNA et l'humour de Kouji Kumeta avec Kakushigoto mais ce sont plus des doudous qui ont fait leurs preuves par le passé avec d'autres oeuvres que de vraies découvertes. Appare-Ranman!! est l'originalité qui a l'air la plus intéressante pour l'instant, mais il n'est pour l'heure pas mémorable. Je note tout de même quelques openings cools, comme ceux de Kitsutsuki Tanteidokoro ou de Hachi-nan tte, ce qui est toujours à prendre.

dimanche 19 janvier 2020

Animes de l'hiver 2020 - premières impressions

Un petit tour d'horizon des animes de cet hiver 2020, après visionnage des premiers épisodes.

ID Invaded


Hyper intéressant. Le concept est fort et intriguant : il s’agit d’explorer les puits d’inconscience formés par les pulsions meurtrières laissés par les tueurs en série pour les traquer. Il propose à la fois un rythme assez haletant et posé, des images frappantes avec des concepts originaux (le monde fragmenté à reconstituer pour un mystère, c’est simple mais brillamment efficace). Les personnages sont pour l’instant assez figuratifs même si on se doute qu’ils ont tous un truc à cacher. Le méchant, John Walker, avec son visage brouillé dans l’inconscient des meurtriers a un design de fou et marque bien.
L’anime commence donc par enthousiasmer son audience avec le facteur choque. A voir comment il tient dans la durée, mais il est en tout cas très intriguant avec un concept qui semble passionnant d’explorer. 
(critique après visionnage de l’épisode 2)


Eizouken ni wa Te wo Dasu na!

 J’ai abordé cet anime avec un a priori assez sévère. L’affiche m’attirait grandement. Je la trouve hyper dynamique, très foisonnante : elle a l’air de représenter une aventure formidable et survoltée. Et quand je lis le résumé, la première phrase tue mon enthousiasme dans l’œuf : “Asakusa Midori veut créer un anime”. Car oui, je n’aime pas les œuvres méta. Les films qui parlent de réalisation, les animes qui parlent d’animation, les mangas qui parlent de dessin… J’ai toujours trouvé la démarche, bien que souvent très documentée et donc enrichissante, plutôt autosuffisante. C’est toujours très positif, voire trop valorisant pour le médium : même lorsqu’on parle des défauts de l’industrie, ce sont néanmoins des gens qui ont choisi d’y travailler qui en parle et donc ne peut pas vraiment en avoir un regard objectif... 
Mais l’affiche m’attire tout de même… Sans ce préjugé personnel, j’y serais allée les yeux fermés… Donc je tente ! Et je ne fus pas déçue : l’anime foisonne. Les décors sont riches. Le rythme est effréné et les personnages dynamiques. Ils ont même un côté brouillon et réaliste peu présent dans les personnages d’animes “traditionnels” ; les voix, notamment, sont très rugueuses pour des filles. J’ai la vague impression que dans un souci de réalisme, il a été demandé aux doubleuses de ne plus prendre de voix “d’anime” mais d’au contraire adopter le ton d’un japonais ou une japonaise du quotidien. Ce qui rend les personnages étonnamment rafraîchissants. L’animation est d’une fluidité incroyable et les scènes animées en roughs (pour illustrer les concepts arts des personnages) ont une touche graphique originale très intéressante.
Alors oui, ça parle de création d’anime. De façon on ne peut plus positive. Cela commence comme une ode à l’imagination, à la création collaborative. Mais après tout, le cadre est tellement bien réalisé qu’on ne peut que se demander jusqu’où les délires graphiques vont se permettre d’aller. Donc on continue !


J’apprends que le Studio Saru, avec Masaaki Yuasa à la direction, est coutumier des séries aux délires graphiques appuyés : Devilman Crybaby, Ping Pong The Animation… Mais je le connais surtout pour The Tatami Galaxy, à l’époque où il opérait encore chez Madhouse. Et son film Yoru wa Mijikashi Arukeyo Otome est en train de me taper dans l’œil. Un gars à suivre, donc...
(critique après visionnage de l’épisode 1)

Majutsushi Orphen Hagure Tabi

 On suit ici l’histoire de Orphen, un mage qui a quitté sa tour/école pour partir à la recherche de sa sœur, transformée en dragon suite à une expérience magique ratée. Ses amis et collègues étant plus déterminés à exterminer cet échec plutôt qu’à sauver la jeune fille, Orphen devra trouver seul le moyen de la sauver à la fois de ses poursuivants mais également de sa monstrueuse transformation.
Ma première réaction face à cet anime fut : enfin un anime de fantasy ! Un vrai univers intradiégétique et non pas méta comme peut l’être un isekai ou un énième anime de MMO… En visionnant Majutsushi Orphen Hagure Tabi, on voit bien que l’histoire, la réalisation et les personnages ont tous ce qu’il y a de plus classiques. Il a même un sacré goût d’anime des années 90, pour quelque chose qui sort en 2020… Et en effet, il semblerait après recherches que cet anime soit un remake d’une série datant de 1998 en anime et plus vieux encore pour le light novel. Et l’œuvre ne s’en cache pas : le ton, le type d’humour, les ruptures, les façons de lancer les sorts… tout transpire les années 90. C’est tout de même triste de devoir fouiller si loin pour avoir un peu de fantasy non-méta, de nos jours…
L’anime reste plaisant à suivre sans pour autant faire d’étincelles. je vais donc continuer à suivre cette série et on verra si je la finirai à la longue.
(critique après visionnage de l’épisode 2)

Pet

 Pet se présente plus comme un concept qu’une histoire. L’idée est qu’il existe une faculté pour plonger dans l’inconscient des gens et qu’on peut le façonner pour créer ou supprimer des souvenirs, des impressions… en dosant savamment entre la “montagne” (le souvenir le plus heureux d’une personne) et la “vallée" (son souvenir le plus traumatique) qui sont les fondements de son être. 
Et, pour être honnête, le concept me séduit totalement. Il y a vraiment moyen de faire quelque chose d’intéressant à partir de ça, que ce soit scénaristiquement ou graphiquement. Après le visionnage de l’épisode 2, je dirais : mouais. Le premier épisode m’a laissé un peu perplexe car assez peu compréhensible et le second, bien que plus clair dans les intentions de l’histoire, n’était pas très convaincant non plus.
Car, oui, si le concept est fortement intéressant, les personnages, eux, ne m’intriguent pas. L’histoire ne semble pas avoir de destination pour l’heure. Donc je ne sais pas trop quoi en penser. D’un côté, j’ai envie de voir jusqu’où ils veulent aller avec un tel concept ; de l’autre, je me fiche de ce qui peut arriver aux différents protagonistes. Donc je crains que ça va être un anime qui va subir l’abandon au fil de la saison, même si je vais essayer de le suivre pour l’heure…
(critique après le visionnage de l’épisode 2)

Infinite Dendrogram

 C’est l’histoire d’un gars qui joue à un jeu MMO en réalité virtuelle et… non, non, ça ne finit pas en death game ! C’est vraiment juste ça. L’originalité de ce MMO ? Les NPC sont tellement uniques et “humains” qu’on s’attache fortement à eux, comme s’ils étaient vraiment vivants. Ce sont donc les seuls êtres qui peuvent mourir, les joueurs réscussitant normalement. Mais quand un anime me dit en boucle “nan, il faut que je la sauve ! Même si c’est un NPC, si elle meurt, elle disparaîtra à jamais du jeu !!”, eh bien les enjeux et l’investissement émotionnel que je pourrais éventuellement avoir s’effrite à chaque répétition. Globalement le genre du “suivre quelqu’un qui joue à un MMO” ne m’a jamais passionné en soi (à la rare exception de Log Horizon, qui le fait magnifiquement bien mais qui a des enjeux plus...lourds, et de SAO en son temps), mais ce ne sera certainement pas Infinite Dendrogram, son concept bateau et ses personnages sans saveur qui va réussir à me convaincre de m’y (re)mettre…
(critique après le visionnage de l’épisode 1)

Houseikishou Richard-shi no Nazo Kantei

 Cet anime fait partie de ces oeuvres qui vont mettre en scène un personnage pratiquant un métier très peu connu pour parler d’histoires de vie/d’enquêtes à base d’analyse d’un objet précis qui s’avère être au centre d’un tournant de l’existence des clients qui vont le rencontrer. C’est typiquement le genre de production qui donne la réputation aux mangas et aux animes d’avoir “une oeuvre pour n’importe quoi”, du ping-pong au lacrosse, sans oublier l’analyse de tableau ou le babysitting…
Ici, nous avons donc un germologiste, un métier si connu qu’il n’existe même pas d’article wikipédia français dessus. M. Richard, donc, analyse les pierres précieuses sur les bijoux et permet ainsi d’en retracer l’origine. L’aspect documentaire est mis en avant, car les différents types de taille de pierre, en fonction des pays, ou la provenance du caillou sont analysés…
Pour être honnête, je n’ai pas trouvé ça passionnant. Au-delà de l’aspect documentaire, les personnages ne sont pas particulièrement intéressants et paraissent assez archétypaux et vides ; les histoires n’ont rien de folichon… Je pense donc passer mon chemin sur cette série.
(critique après le visionnage de l’épisode 1)

Jibaku Shounen Hanako-kun

 Cette histoire joue sur une variation d’une célèbre légende urbaine japonaise : Hanako-san, une fantôme hantant les toilettes pour filles qui entraîne les gens qui l’invoquent en enfer. Ici, deux variations essentielles : Hanako est là pour réaliser les voeux des gens qui l’invoquent (contre une compensation) et il est un garçon. Le plot semble donc tourner autour du mystère de son origine et des différents problèmes à résoudre. 
Au niveau de la réalisation, plusieurs points sont à souligner. Tout d’abord, la patte graphique. Elle est unique et semble vouloir s’approcher, avec succès, des illustrations couleur qu’a pu faire l’auteur(e) du manga. Cela donne une coloration atypique et des effets d’ombre irréels qui donne un cachet certain à cet anime, même s'il pêche un peu d'excès de SD. Le rythme, lui, est quelque peu étrange. J’ai l’impression qu’on est à un ou deux chapitres du manga par épisode : l’anime prend son temps, et les changements de ton ne sont pas brusques ; ce qui fait un peu faire tomber tous les gags de répartie à l’eau, cela dit… Mais pour les événements à ambiance, par contre, cela a un intérêt certain.
Au niveau scénario et personnages, par contre, rien d’encore très convaincant. Après le premier épisode, j’avais trouvé l’histoire tellement bancale que je me demandais si j’allais continuer… La fille est banale et peu consistante, le héros est classique dans son archétype “d’être surnaturel bienveillant mais pas trop avec un passé forcément tragique” (oui, c’est un cliché. Précis, mais c’est un cliché). L’épisode 2 continue de présenter les personnages sans, pour l’instant, révéler un propos plus profond. Mais maintenant que l’équipe principale est au complet, peut-être que d’autres points d’intérêt seront soulevés. En tout cas, même si l’histoire n’est, pour l’instant, pas des plus originales, la réalisation vaut le coup d’oeil. Je vais donc continuer à lui donner sa chance, ça décollera peut-être plus tard…
(Une petite mention spéciale à la doubleuse de Hanako, Megumi Ogata, qui est également la voix de Nagito et Naegi dans Danganronpa. Ça s’entend énormément, certaines intonations étant très similaires à celles de Nagito. Mais ça rend tellement bien !)
(critique après le visionnage de l’épisode 2)

To Aru Kagaku no Railgun T

 En voilà un anime dont on n’a pas entendu parlé depuis fort longtemps ! Spin-off de To Aru Majutsu no Index, Kagaku avait la particularité de se concentrer sur la partie la plus passionnante de cet univers : la Cité Académique, ses espers et autres organisations scientifiques secrètes. Par contre, il avait aussi les épisodes slice of life les plus irritants de tous les animes que j’ai pu suivre…
La question est donc de savoir si cette troisième saison va plutôt être sérieuse (et donc potentiellement passionnante) ou “tranquille” (et donc potentiellement horripilante). L’arc semble suivre un énorme festival sportif à l’échelle de la ville, avec pouvoirs d’espers autorisés. Si, en soi, ce pitch de départ ne semble pas particulièrement prenant, il a l’air d’être le terreau pour mettre en scène et en valeur un maximum de personnages et pourquoi pas combats. Reste à savoir si un scénario plus consistant va suivre, mais vu les images qu’offre l’opening, on peut essayer d’espérer. Donc malgré ce début un peu lent (mais pas irritant grâce à l’absence de certains personnages), je garde bon espoir que la suite peut promettre. A suivre, donc, ne serait-ce parce que j’ai vu les 48 épisodes précédents !
(critique après le visionnage de l’épisode 2)

Runway de Waratte

Il s’agit ici d’un anime suivant Chiyuki, une fille qui veut poursuivre son rêve : devenir une mannequin pour l’agence de son père. Elle semble tout avoir pour ça : la passion pour le métier, un père qui possède l’agence dans laquelle elle veut travailler mais… elle ne fait que 158 cm. Et c’est rédhibitoire dans l’industrie. À force de ténacité, elle va réussir à se faire sa place, entraînant avec elle Ikuto Tsumura, un garçon rêvant d’être designer mais n’ayant pas les moyens d’aller à l’université pour.
Si l’univers de cet oeuvre peut ne pas particulièrement m'intéresser, l’idée du duo (et non d’un seul protagoniste) cherchant à atteindre leurs rêves est plutôt originale et bienvenue. L’anime n’a pas une réalisation des plus originales et le rythme me semble être plutôt lent par rapport à ce que la lecture du manga pourrait offrir. Ainsi, même si je suis intriguée par ce shônen sur deux héros poursuivant deux rêves différents dans le même milieu, je pense que je vais plutôt me rabattre sur la lecture plutôt que le visionnage.
(critique après le visionnage de l’épisode 1)

Dorohedoro

 Le petit dernier pour moi pour cette saison, et j’ai bien failli le louper ! Il semble en effet n’avoir eu qu’une sortie confidentielle au Japon, son contenu sanglant ne lui autorisant sans doute pas toutes les chaînes de diffusion, et je ne suis pas sûre qu’il ait été acheté par un quelconque distributeur en dehors de l’Archipel… Pourtant, Dorohedoro offre un univers fort intéressant et des personnages intrigants !
Le monde est ici divisé en deux parties : Hole, une cité réservée aux humains et le monde des mages. Cependant, la barrière entre ses deux mondes s’est effritée ou s’est brisée, transformant Hole en véritable terrain de jeu pour les mages friands en expérimentation humaine… Nous y suivons donc Kaiman, un homme-lézard amnésique à la recherche de son passé et du mage qui l’a transformé ainsi et son ami, Nikaidou, une gérante d’un restaurant de gyozas situé au coeur de Hole, mais également au coeur de la zone d’apparition des mages et donc du danger…
Dorohedoro offre un univers foisonnant : le délabrement et la crasse de Hole ainsi que le bestiaire qui anime ses rues n’est pas sans rappeler les meilleurs plans de la Décharge de Gummn. Le monde des mages, lui, semble divers et aussi consistant et varié que le pays de Merveilles que traverse Alice sous la plume de Lewis Carroll. La quête des héros est claire et intéressante, l’univers est riche… que demande le peuple ? Pas besoin de plus, en tout cas pour moi, pour continuer à suivre cette série.
Petite mention pour l’animation en 3D qui n’est pas dégueu. Les Japonais se sont vraiment améliorés sur ce point ces dernières années car, même si on sent la 3D, l’anime est aussi propre qu’un anime 2D à budget standard (avec quelques lenteurs propre à l’animation 3D qui se perçoit de temps à autre, cela dit). Et vu la nécessité des détails dans les décors et des effusions de sang des combats, le choix du mixte 3D/2D, qui peut paraître osé de premier abord, semble avoir au moins été bien maîtrisé.
(critique après visionnage de l’épisode 1)

Bilan

Ceux que je vais suivre avec attention :
  • ID Invaded
  • Eizouken ni wa Te wo Dasu na!
  • To Aru Kagaku no Railgun T
  • Dorohedoro
Ceux à qui je donne une chance :
  • Majutsushi Orphen Hagure Tabi
  • Pet
  • Jibaku Shonen Hanako-kun
Ceux que j'abandonne :
  • Infinite Dendrogram 
  • Houseikishou Richard-shi no Nazo Kantei
  • Runway de Waratte


Je trouve qu'il y a vraiment des animes qui recherchent des concepts originaux ou des idées pour se démarquer graphiquement, pour cette saison. J'ignore comment certains d'entre eux tiendront dans la durée et à l'épreuve de leur propre scénario, mais la démarche est louable et à suivre de près.

Deux petites mentions pour des animes que je ne suivrais pas : Kyoko Suiri (Stranger Case) et Somali to Mori no Kamisama (Somali et l'esprit de la forêt). Ce sont deux œuvres que je lis déjà avec attention en manga. L'un étant les enquêtes sur le surnaturel d'un duo de choc partageant une relation des plus étranges et l'autre l'odyssée onirique d'une enfant et d'un golem au dessin ultra détaillé. La version papier étant parfaite pour ces deux œuvres-ci, je suis ravie de continuer à les suivre ainsi plutôt que de regarder l'anime. Mais je recommande chaudement, en tout cas.